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Peuples, abstenons nous d’une complicité « regrettable »

Le CIDH et 2IDé se prononcent ici sur le referendum annoncé par pour la nouvelle Constitution en Côte d’Ivoire.

Le 21 mai 2016 le CIDH et 2IDé, après un séminaire sur le referendum annoncé par le Président Ouattara, ont tenu à lui faire les précisions
suivantes sous forme d’interpeler :

« Vu que notre Pays a connu une succession de guerres dont les raisons évoquées résident bien souvent dans les articles à
conflit de notre loi fondamentale ;
Vu que ces articles sont le symbole d’une profonde division de nos peuples sur
des questions d’ordre national;
Vu que la guerre de 2002 et de 2011 ont consacré la déchirure sociale ;
Vu qu’un camp a été défait militairement par l’autre et qu’avec lui des
millions d’ivoiriens qui se reconnaissent en ce camp ;
Vu que la justice est exercée sur un seul camp là où il est prouvé que les deux
camps sont autant responsables de la désolation qu’a connue le Pays ;
Vu qu’à ce jour aucun début de réconciliation nationale inclusive et
participative n’est en cours ;
N’est-il pas hasardeux et dangereux de vouloir ‘‘imposer’’ une vision de la
Cote d’Ivoire à des millions d’Ivoiriens fussent-ils du camp opposé ?
C’est pourquoi, le séminaire pense que si le souci des gouvernants est de créer
par cette nouvelle constitution un nouveau contrat social pour une vraie nation
résolument tournée vers un développement durable, il convient de remplir
certaines conditions préalables dont :

·
Un processus de réconciliation inclusif
et participatif (indépendant du pouvoir exécutif) qui déboucherait sur un
consensus national ;

·
Une justice transitionnelle qui
allierait la justice à la nécessaire réconciliation nationale ;

·
Une armée Républicaine au service de
tous et symbole de la confiance retrouvée en nos institutions. »

Aussi après une telle interpellation faite au Chef
de l’Etat, le CIDH et 2IDé ont tenu à tirer cette conclusion :

« Le CIDH et 2IDé en appel à la responsabilité
des pouvoirs publics car il faut éviter de reprendre les erreurs du passé. Une
constitution ne peut être élaborée pour des arrangements politiques au sein
d’un camp au risque comme par le passé d’en faire une source de conflit
permanent.
L’histoire récente de notre Pays devrait pouvoir nous interpeller et nous
pousser à la plus haute sagesse.
C’est pourquoi, nous demandons instamment au Président de la RÉPUBLIQUE
d’engager toutes les populations de ce Pays dans un processus inclusif et
indépendant de l’exécutif qui aboutirait sur un consensus national duquel une
constitution démocratique et moderne sera adoptée pour conduire dans la
cohésion retrouvée notre nation vers les nouveaux enjeux de
développement. »

 

Le 05 Octobre 2016, le Président Alassane Ouattara
s’est présenté devant les représentants de la souveraineté du peuple. Il
y a présenté l’avant projet de constitution adopté quelques jours plus tôt par
le conseil des Ministres. Dans le but de faire comprendre ses motivations pour
la 3ème république et faire passer son texte, le Président de la
REPUBLIQUE a donné (et donne souvent) un ensemble d’arguments  qu’on peut résumer comme suit :

·
Il estime avoir rencontré les couches
sociales et professionnelles ;

·
Il estime avoir engagé un processus de réconciliation
vraie. Processus qu’un nouveau contrat social devrait consolider ;</o:p

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