, 1er décembre (Xinhua) — La récession économique au a généré un croissant, a rapporté mercredi Kasimyl Kadiri, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la sidérurgie (NUISW), dénonçant les fermetures d’usine régulières.
Près de 3.000 membres du syndicat ont perdu leur emploi au cours du dernier trimestre 2015 avec la fermeture de compagnies sidérurgiques dans ce pays d’ de l’Ouest, a déclaré M. Kadiri aux journalistes à Lagos.
Il réagissait à un plan de fermer la plus grande usine de tuyauterie du pays, SCC Nigeria Limited, en raison de la récession économique.
Cette compagnie a ouvert en octobre 2015 à , capitale du Nigeria, un site de production de tuyaux d’acier modernes de 280.000 tonnes.
Toutefois, après plusieurs mois d’inactivité, le gouvernement a annoncé un plan de fermeture de l’usine.
La fermeture continuelle de compagnies de l’acier a affecté négativement le secteur de la sidérurgie, et en particulier ses employés, a fait valoir le dirigeant syndical.
M. Kadiri a appelé le gouvernement à cesser d’importer les produits d’acier finis, pour permettre l’essor de la production locale.
Selon lui, le gouvernement devrait également adopter un cadre favorable pour permettre aux producteurs locaux de croître et réduire le nombre de chômeurs.
L’économie nigériane est entrée en récession officiellement en septembre. Les chiffres publiés le mois dernier par le Bureau national des statistiques montrent également une faible performance macroéconomique avec une contraction en termes réels du () de -2,24% en glissement annuel au troisième trimestre.
La récession actuelle a exposé le Nigeria à une série de problèmes récurrents tels que la hausse de l’, l’épuisement des réserves de change ou encore l’affaiblissement de la , le naira.
Le secteur pétrolier, pilier de l’économie nigériane, est frappé par les fluctuations des cours pétroliers mondiaux, par la baisse de la production locale et par les activités de groupes militants dans la région pétrolifère.
Suite à la baisse importante des recettes pétrolières, le Nigeria est confronté à des difficultés supplémentaires pour financer une perte de recettes budgétaires estimée à environ 20 milliards de dollars par an. Fin