Innocent Gnelbin

Actif il y a 1 an et 5 mois
Actif il y a 1 an et 5 mois

Référendum : l’appel du CIDH et 2IDé à Ouattara

Ce 30 octobre 2016 a eu lieu le vote référendaire voulu par le Président de la République. Apres avoir fait la compilation des informations venant des trente une régions du pays, nous notons un très faible taux de participation.  Dans sa très grande majorité, les peuples de Côte d’Ivoire se sont abstenus d’aller voter. Même s’il est bon de noter que dans une dizaine de localité, certaine populations ont appliqué le boycott actif.

De tout ce qui précède, il importe de faire les précisions suivantes :

Nous avions fait depuis notre premier séminaire qui s’est tenue le 21 Mai 2016, des recommandations qui pour nous étaient un préalable à tout processus référendaire.  Recommandations libellées comme suit :
« Un processus de réconciliation inclusif et participatif (indépendant du pouvoir exécutif) qui déboucherait sur un consensus national ;

·
Une justice transitionnelle qui allierait la justice à la nécessaire réconciliation nationale ;

·
Une armée Républicaine au service de tous et symbole de la confiance retrouvée en nos institutions. »

En outre après notre second seminaire du 10 Octobre 2016, nous avions fait une remarque importante qui devrait interpeller justement le président de la REPUBLIQUE. Nous
disions :

« La sécurité revêt plusieurs aspects dans un Pays et il est bon que les ivoiriens en soient informés.  La sécurité c’est entre autre :

·
La Sécurité sociale ; au niveau de l’éducation, l’eau, la nourriture
et l’hygiène

·
La sécurité nationale ; défense nationale

·
 ; <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_public" title="Ordre public


Référendum Côte d’Ivoire : la déclaration de 2IDE et du CIDH

Le véritable problème de notre pays n'est pas le manque de richesse capable d'apporter un mieux être à chacune et à chacun. Non,
le problème n'est pas là.

En nous avons bien souvent une classe dirigeante vorace, égocentrique et à courte vue.

 

Vorace ; Là ou nous avons toutes les richesses
jalousées a travers le monde,  nos
gouvernants successifs préfèrent user de leurs pouvoir politique pour s’établir
des dividendes économiques exclusives à eux et à leurs réseaux.

 

Égocentrique ; La chose que nos dirigeants partagent le plus, c’est leur capacité à ne voir que
leur personne. Tellement imbu de leur personne qu’il finisse par devenir de
petit Dieu pour leurs partisans. Leur ego démesuré fini par les conduire dans
une gestion exclusive du pouvoir tel à nier la volonté des peuples qui leur ont
pourtant donné mandat.

Courte vue ; parce
que tous ont repris les même erreurs. Celles de partir d’un ego démesuré et  de finir par penser qu’on est tellement fort
qu’on peut faire tout et n’importe quoi, en niant les principes démocratiques,
la bonne et la fin de toute chose.

A vrai dire notre
histoire de ces trois dernières décennies nous à démontré les limites de tels
comportement.

Seulement à chaque fois
se sont les mêmes refrains qu’on entonne autour du chef :

    Il
est trop puissant

    Il
est soutenu par tel ou tel grande puissance du monde

    Il
a toutes les forces spirituelles et mystiques qu’il faut pour se maintenir au
pouvoir.

Au finish, les chefs ont connu les mêmes sorts, à quelque pas près que la violence de leur fin est
allée grandissante.

La cécité à encore gagné du terrain, les mêmes maux ont refaits.

La procédure de la mise en place de la troisième république est tellement grossière et totalitaire,
qu’on se demande ce qui peut bien se passer dans les officines du pouvoir
d’.

Non, non et non


Peuples, abstenons nous d’une complicité « regrettable »

Le CIDH et 2IDé se prononcent ici sur le referendum annoncé par pour la nouvelle Constitution en Côte d'Ivoire.

Le 21 mai 2016 le CIDH et 2IDé, après un séminaire sur le referendum annoncé par le Président Ouattara, ont tenu à lui faire les précisions
suivantes sous forme d’interpeler :

« Vu que notre Pays a connu une succession de guerres dont les raisons évoquées résident bien souvent dans les articles à
conflit de notre loi fondamentale ;
Vu que ces articles sont le symbole d’une profonde division de nos peuples sur
des questions d’ordre national;
Vu que la guerre de 2002 et de 2011 ont consacré la déchirure sociale ;
Vu qu’un camp a été défait militairement par l’autre et qu’avec lui des
millions d’ivoiriens qui se reconnaissent en ce camp ;
Vu que la justice est exercée sur un seul camp là où il est prouvé que les deux
camps sont autant responsables de la désolation qu’a connue le Pays ;
Vu qu’à ce jour aucun début de réconciliation nationale inclusive et
participative n’est en cours ;
N’est-il pas hasardeux et dangereux de vouloir ‘‘imposer’’ une vision de la
Cote d’Ivoire à des millions d’Ivoiriens fussent-ils du camp opposé ?
C’est pourquoi, le séminaire pense que si le souci des gouvernants est de créer
par cette nouvelle constitution un nouveau contrat social pour une vraie nation
résolument tournée vers un développement durable, il convient de remplir
certaines conditions préalables dont :

·
Un processus de réconciliation inclusif
et participatif (indépendant du pouvoir exécutif) qui déboucherait sur un
consensus national ;

·
Une justice transitionnelle qui
allierait la justice à la nécessaire réconciliation nationale ;

·
Une armée Républicaine au service de
tous et symbole de la confiance retrouvée en nos institutions. »

Aussi après une telle interpellation faite au Chef
de l’Etat, le CIDH et 2IDé ont tenu à tirer cette conclusion :

« Le CIDH et 2IDé en appel à la responsabilité
des pouvoirs publics car il faut éviter de reprendre les erreurs du passé. Une
constitution ne peut être élaborée pour des arrangements politiques au sein
d’un camp au risque comme par le passé d’en faire une source de conflit
permanent.
L’histoire récente de notre Pays devrait pouvoir nous interpeller et nous
pousser à la plus haute sagesse.
C’est pourquoi, nous demandons instamment au Président de la RÉPUBLIQUE
d’engager toutes les populations de ce Pays dans un processus inclusif et
indépendant de l’exécutif qui aboutirait sur un consensus national duquel une
constitution démocratique et moderne sera adoptée pour conduire dans la
cohésion retrouvée notre nation vers les nouveaux enjeux de
développement. »

 

Le 05 Octobre 2016, le Président Alassane Ouattara
s’est présenté devant les représentants de la souveraineté du peuple. Il
y a présenté l’avant projet de constitution adopté quelques jours plus tôt par
le conseil des Ministres. Dans le but de faire comprendre ses motivations pour
la 3ème république et faire passer son texte, le Président de la
REPUBLIQUE a donné (et donne souvent) un ensemble d’arguments  qu’on peut résumer comme suit :

·
Il estime avoir rencontré les couches
sociales et professionnelles ;

·
Il estime avoir engagé un processus de réconciliation
vraie. Processus qu’un nouveau contrat social devrait consolider ;</o:p


Côte d’Ivoire – Comment s’élabore une Constitution

En fonction du détenteur du pouvoir constituant originaire, on distingue le procédé autoritaire du procédé démocratique d'élaboration de la Constitution.

1. Le procédé autoritaire

Selon cette technique d'élaboration, le pouvoir de faire la Constitution est confié à un homme qui est le monarque ou le dictateur dans un régime d'exception.

Dans ce cas, le monarque ou le dictateur qui, agissant plus par nécessité que par magnanimité, consent à réglementer l'exercice de son pouvoir. La Constitution procède d'un acte unilatéral du souverain dictateur. C'est le cas de la charte de 1814 octroyé par Louis XVIII à partir de sa seule autorité. Mais ce pouvoir est dit semi-autoritaire, lorsque la Constitution émanant d'un homme est approuvée par le peuple par voie de ou par une assemblée élue à cet effet. C'est la voie inverse dans le procédé démocratique.

2. Le procédé démocratique

Ici, l'élaboration traduit un désir d'organisation rationnelle de l'activité de l'État. Le procédé consiste à confier l'élaboration de la Constitution à une assemblée démocratiquement élue et dénommée assemblée constituante afin de montrer que les gouvernants puisent leur autorité du consentement des gouvernés.

Il est fondé sur le principe selon lequel, le peuple étant le seul souverain, c'est à lui qu'il appartient de définir les conditions dans lesquelles il a délégué l'exercice du pouvoir. En exerçant le pouvoir qui lui est délégué par le peuple, l'assemblée constituante est maitresse de sa procédure, puisqu'elle n'est limitée par aucune norme autre que le pouvoir du peuple.

Toutefois selon les cas, le pouvoir de l'assemblée constituante peut être illimité ou limité. Ainsi on peut selon, avoir:

  • l'assemblée constituante souveraine
  • l'assemblée constituante non souveraine

Ici, elle partage le pouvoir constituant avec le peuple au moyen du référendum. Cela signifie que la Constitution n'est définitivement établie qu'après son adoption.

Le cas ivoirien

Le cas ivoirien est manifestement autoritaire. Tenu à l'écart de l'élaboration de la Constitution, le peuple n'intervient que pour ratifier le choix d'un homme à travers le plébiscite. Ce vote est quasiment forcement forcé puisque le seul choix qui est laissé au peuple est celui d'approuver en totalité la Constitution. Il s'agit manifestement d'un détournement du suffrage populaire à des fins personnelles en vue d'arrangements politiques.

 


Constitution ivoirienne – Chers élus, prenez vos responsabilités

Alassane Ouattara se rendra le 5 octobre 2016 au Parlement ivoirien pour présenter son projet de nouvelle Constitution ivoirienne.

Une page importante de notre Histoire se déroulera ce 5 Octobre 2016 à l'Assemblée nationale sous le regard du pouvoir du peuple délégué à ceux censés être ses représentants. La gravité de l'acte qui y sera posé, devrait dans une Démocratie vraie, emmener celui à qui le peuple délègue sa souveraineté, à agir dans l'intérêt de la nation et de la Res publica.

La Côte d'Ivoire est à la croisée des chemins, réveillons nous, peuple de Côte d'Ivoire

C'est pourquoi face à l'histoire, le temps que nous ayons à donner notre position officielle sur ce processus référendaire, nous engageons la responsabilité de tous ceux (représentant du peuple) qui se feront complice d'un acte réactionnaire. La Côte d'Ivoire est à la croisée des chemins, réveillons nous, peuple de Côte d'Ivoire car demain c'est aujourd’hui. Nous sommes soixante ethnies et notre avenir sera celui que nous aurons choisi.